Les changements structurels créent souvent des opportunités. Dans les situations stables ou quand tout va bien, il est plus difficile de trouver des opportunités que durant les phases de transition.
Ce n’est pas un hasard si, en chinois, les mots opportunité et crise sont étroitement liés. Les tournants et les crises sont des terreaux fertiles pour les amateurs d’opportunités.
Malheureusement, la « myopie des opportunités » est une maladie qui affecte de nombreuses organisations.
Le plus souvent, leurs employés ont été conditionnés à faire les choses d’une certaine manière. Ils sont donc vaccinés contre toute idée susceptible de modifier le statu quo. Étrangement, les succès du passé conduisent souvent à ne plus voir les opportunités.
Tout remettre en question, y compris les réussites passées, contribue à identifier des opportunités.
Une interrogation de tous les instants, tendant à s’assurer qu’on ne peut faire les choses autrement, se traduit par un processus d’amélioration permanent.
Est-ce l’invention d’un produit (une solution) qui conduit l’inventeur à lui trouver un marché (un besoin) ?
Lorsqu’un scientifique fait une découverte dans son laboratoire, il cherche ensuite ce qu’il peut en faire. Cela revient à trouver à son invention une application commercialisable. On peut qualifier cette démarche de push demand, pour laquelle un marché doit être développé.
Ou est-ce le besoin qui suscite la recherche d’une solution ? 😎
L’avantage de cette démarche est qu’elle s’appuie sur un marché qui existe. De ce fait, elle est à privilégier.
L’opportunité est définie par le couple besoin + solution. Il ne suffit pas d’identifier un besoin, il faut également proposer une manière de le satisfaire.