Dans une lettre qu’il a adressée à son ami, Sî ‘Atiyya, l’érudit Moubârak El Mîlî, écrit ceci.
…Votre lettre m’est bien parvenue. Et je suis très content, car les structures de ses phrases sont correctes et saines de toute erreur. J’ai ainsi loué et remercié Allâh pour le fait que l’arabe soit répandu parmi vous. En effet, la compréhension de la religion dépend de la maîtrise de cette langue. Et sans aucun doute, celui qui n’a pas acquis une grande part d’apprentissage de l’arabe, ne peut goûter à la douceur de la religion. Le niveau d’arabe de chaque personne détermine en fait son niveau de compréhension des fondements religieux qui nous sont transmis. Par ailleurs, fait partie des raisons pour lesquelles les savants ont donné la suprématie à l’Imam Mêlik sur l’Imam Aboû Hanîfa -qu’Allâh les agrée-, le fait que Mêlik en était plus connaisseur de la langue arabe et des us des Arabes. Alors, ne vous dégoûtez pas, qu’Allâh vous vient en aide, de lire les livres d’arabe et l’histoire des Arabes ; incitez vos frères à cela et apprenez aux gens de ce que Allâh vous a appris autant que l’apprentissage vous soit permis. Et Allâh aide certes le serviteur tant que celui-ci aide son frère. » (A. Ayad, Abd El Hamid Ibn Badis, un Imam de guidée, de science et de réforme 2017 : 15-16).
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