Elle (La France coloniale) a ainsi interdit d’enseigner l’exégèse du Qour’ên, surtout les versets qui incitent au combat, elle a entravé l’apprentissage de la langue arabe littéraire, langue du Qour’ên et de l’islam, qu’elle a concurrencé par la propagation de l’enseignement des dialectes arabes[5], et donné libre cours à la prolifération des écoles françaises qui enseignaient certains enfants algériens suivant une méthodologie francisante et laïque, pour qu’ils se vanteront plus tard que leur pays est la Gaule et que leurs ancêtres sont les Gaulois !; qu’il n’existe pas de pays qui s’appelle l’Algérie, tel qu’a eu l’audace de le dire un certain étudiant algérien formé dans ces écoles : « …Je n’accepterai pas de mourir à cause de ce ’’ pays algérien’’, car il n’existe même pas ! » [6]. En somme, la colonisation française n’a épargné aucun effort pour éradiquer définitivement l’islam des terres algériennes. Et en réalité, tout ce qui vient d’être dit n’est qu’une très modeste illustration des crimes et génocides physiques et moraux perpétrés par le colonisateur français.
Dr Abderrahmane AYAD
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[1] Tiré de l’ouvrage ‘Abd El Hamid ibn Badis, un Imam de guidée, de science et de réforme, Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad, Éditions science et pratique, Béjaia, Algérie, pp. 6-10, et également disponible en ligne sur :
http://scienceetpratique.com/?p=554[2] El êthâr (Les œuvres), d’El Bachîr El Ibrâhîmî, p. 46.
[3] Ibid.
[4] Thèse de doctorat, intitulée at-atnsîr wa mawqifouhou mina-nahdha el hadhâriyya el mo‘âsira fi-l Djazê’ir (La christianisation et ses positions envers le réveil civilisationnel contemporain en Algérie), soutenue par Saïd Aliwan, p. 103, année universitaire, 2001/2002, université islamique de Constantine.
[5] Il y a ici une comparaison à faire avec ce qu’on allait instaurer cette année (2015-2016), en Algérie, par l’instauration de l’enseignement de l’arabe dialectal à l’école!
[6] ‘Abd El Hamid Ibn Badis, el ‘êlim ar-rabbêni wa az-za‘îm as-siyêci (‘Abd El Hamid Ibn Badis, le savant divin, et le chef politique), Mêzin Sâlih Motabbaqâni, éd. ‘Alem el Afkâr, 2005, Alger, Algérie.
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