La plupart des écarts langagiers et stylistiques que l'on commet dans le Texte traduit par rapport au Texte islamique arabe sont dus au phénomène des équivalences. Nous parlons de phénomène des équivalences, car le traducteur à un passage de l’acte traduisant s’arrête d’être traducteur et bascule dans la culture de l’Autre, pour ainsi devenir auteur, ou, plus précisément, co-auteur ou de 2ème auteur (le premier étant l'auteur du Texte arabe), et c’est justement à ce niveau-là qu’il quitte sa posture d’effacé, le traducteur étant par définition un effacé lors de son exercice, dit-on ; il se place alors dans la posture d’un créateur de texte ou d’un écrivain et non plus d’un « ré-écrivain », car, la traduction, n’est, stricto sensu, pas une écriture, mais une réécriture ; une reconstitution, voire une reproduction intégrale dans une langue B d’un texte préalablement constitué dans une langue A. Le texte écrit préexiste au texte traduit. Celui-ci lui est subordonné.
Dr Aboû Fahîma Abd Ar-Rahmên Ayad
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