TIRÉ D'UN DE MES LIVRES.... LES NOMS NE SONT PAS CITÉS BIEN SÛR MAIS TOUT EST VÉRIDIQUE. POUR VOUS AMUSER ET DÉTENDRE UN PEU. " Je me souviens de Sandra, que j’ai depuis longtemps perdue de vue. Une femme absolument délicieuse. Sans conteste, une vraie beauté pétrie de grâce et d’élégance, raffinée jusqu’au bout des ongles et fort érudite. Il y a quelques années, elle voyageait en train de nuit avec son époux. Après avoir tourné et retourné dans sa couchette sans trouver le sommeil, doucement elle se faufila hors du compartiment pour fumer une cigarette dans le couloir. Dans la pénombre, un homme était là, accoudé à la rampe. La conversation s’engagea. Elle ne devina pas son visage mais au timbre de sa voix, elle reconnut aussitôt le personnage. Public, ô combien ! Homme politique très connu. Ils bavardèrent gentiment ainsi jusqu’au bout de la nuit et décidèrent, tandis que le train entrait en gare, d’échanger leurs numéros de téléphone. Du temps passa. Puis un jour il se manifesta. Ils se rencontrèrent à nouveau loin des regards, dans une discrétion absolue, et devinrent des amants. Provisoires. Sandra était très attachée à son mariage, à la sécurité et au confort qu’il lui apportait pour mettre en péril ces bases solides. Néanmoins elle réussit peu à peu à transformer cette liaison en une paisible amitié. L’homme de pouvoir avait d’autres atouts qui la charmaient : il était intarissable et féru dans toutes les disciplines qu’elle affectionnait. Ainsi, elle continua à le côtoyer avec plaisir, tout en gardant bonne conscience. Lui, n’ayant d’autre choix, se plia à ses exigences, docile, et malgré cette flamme qui le dévorait, il resta durant des années son chevalier servant, son amoureux devenu platonique. Puis un beau jour on apprit qu’il avait quitté son épouse vieillissante et encombrante et demandé le divorce. Il s’immergea alors de plus en plus dans l’arène politique, y montra un grand appétit et du brio, puis peu à peu espaça les rendez-vous avec mon amie, mais en veillant à toujours garder le contact. Un matin de juin, alors que Sandra prenait son petit déjeuner avec son époux, en dépliant le journal du jour elle eut de ses nouvelles. À la une d’un quotidien, son amoureux transi faisait les gros titres. Il venait d’être nommé au gouvernement. L’émotion lui fit monter le rose aux joues, qu’imperturbable elle cacha à sa moitié. Plus tard elle s’empressa de féliciter son ami. Et c’est là que l’histoire devient croustillante.